lundi 11 mai 2026

Arequipa

Direction Arequipa

Pour rejoindre Arequipa, distante de 1000 kilomètres environ, nous prenons l’avion. Le vol intérieur dure seulement 1h15 ; nous l’avions réservé depuis la France avec la compagnie Latam Airlines pour 165 € à deux, bagages inclus.


Dès l’arrivée, le changement d’ambiance est immédiat. Finie la grisaille de Lima : ici, le ciel est bleu, l’air est plus sec et surtout les volcans apparaissent au loin. Nichée à 2335 mètres d’altitude, au cœur de la cordillère des Andes, Arequipa est en effet entourée par les volcans Misti, Chachani et Pichu Pichu qui dominent littéralement la ville. Notre préféré est le Misti qui présente un cône parfait, un peu comme le Mont Fuji au Japon


Très honnêtement, nous avons eu un vrai coup de cœur pour cette ville. Nous y sommes restés deux jours mais nous aurions facilement pu prolonger le séjour tant l’atmosphère y est agréable.

Pourquoi Arequipa est surnommée “la ville blanche” ?

Arequipa est souvent appelée la « ville blanche » en raison de ses nombreux bâtiments construits en sillar, une pierre volcanique claire issue des volcans environnants.

Ce mélange entre architecture coloniale espagnole et décor andin donne énormément de charme à la ville. Son centre historique est d’ailleurs classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Entre les façades blanches, les ruelles pavées, les places animées et les volcans en toile de fond, on passe finalement beaucoup de temps à simplement se promener sans vraiment regarder l’heure.



Nous avons également participé à une visite guidée gratuite de deux heures réservée sur la plateforme Civitatis. Elle nous a permis de comprendre rapidement l'histoire de la ville et ses particularités. Notre guide était passionnant et nous a emmenés dans plusieurs anciennes demeures coloniales habituellement peu visibles depuis la rue. 




Le couvent Santa Catalina : notre énorme coup de cœur

S’il y a un endroit à ne surtout pas manquer à Arequipa, c’est clairement le couvent Santa Catalina.

Nous avons adoré cet endroit et y avons passé près de deux heures sans nous ennuyer une seconde. L’entrée coûte 50 soles par personne (environ 12,5 €) et honnêtement, cela vaut largement le prix.

Ce gigantesque monastère ressemble presque à une petite ville dans la ville avec ses ruelles étroites, ses patios, ses fresques et ses murs aux couleurs rouges, bleues et blanches magnifiques.




Tout le site a été construit avec de la roche volcanique, comme une grande partie d’Arequipa. La pierre blanche provient du volcan Chachani tandis que la pierre rouge vient du volcan Misti.

L’ambiance du lieu est vraiment particulière : très calme, lumineuse et presque apaisante. On s’y sent bien immédiatement.

La Plaza de Armas et la cathédrale

Comme souvent au Pérou, la Plaza de Armas est le véritable cœur de la ville.

Celle d’Arequipa est particulièrement belle et entourée de bâtiments emblématiques comme la cathédrale, l’église de la Compañía de Jesús ou encore celle de Nuestra Señora de la Merced. Nous nous y rendons régulièrement durant notre séjour, de jour comme de nuit.


Au centre de la place se trouve une grande fontaine en bronze surmontée de la statue de Tuturutu, un personnage très connu localement. Selon la légende, il représenterait le messager officiel d'un Inca important.

Le marché San Camilo : immersion locale garantie

Autre ambiance au marché couvert San Camilo.

Ici, pas de décor de carte postale : c’est vivant, bruyant, coloré et totalement authentique. Les habitants viennent y acheter leurs fruits, légumes, viandes, poissons ou simplement discuter. On y découvre aussi l’incroyable diversité agricole du Pérou, notamment les pommes de terre dont le pays est le berceau. Il existerait plus de 4 000 variétés de pommes de terre dans les Andes péruviennes, avec des formes, couleurs et saveurs parfois étonnantes. Certaines sont violettes, rouges, jaunes, presque noires ou possèdent des formes totalement étonnantes. On comprend vite ici que la pomme de terre est bien plus qu’un simple accompagnement : c’est une véritable institution nationale.


Nous avons beaucoup aimé nous arrêter dans les petites échoppes du marché pour grignoter quelques empanadas encore chaudes ou déguster des fruits fraîchement découpés. Une façon simple et peu coûteuse de goûter aux produits locaux.

On aime beaucoup ce genre d’endroit pendant nos voyages car cela permet toujours de voir un peu le quotidien des habitants, loin des lieux trop touristiques.

Le mirador de Yanahuara

Pour profiter d’une jolie vue sur Arequipa et ses volcans, nous sommes allés au mirador de Yanahuara, situé à quelques minutes du centre historique.

Le belvédère est entouré d’arcades en pierre blanche sur lesquelles sont gravés plusieurs poèmes. Depuis là-haut, la vue sur les toits de la ville et sur le volcan Misti est magnifique, surtout lorsque le ciel est bien dégagé.




Où admirer le coucher de soleil à Arequipa ?

Pour le coucher du soleil, nous avons choisi de prendre un verre sur le rooftop de l’hôtel Katari, situé directement sur la Plaza de Armas.

La vue sur la cathédrale illuminée et les volcans au loin est vraiment superbe. Un endroit parfait pour terminer la journée tranquillement, même si ici le Pisco Sour n'est vraiment pas donné... En plus ils prêtent des ponchos lorsque le temps se rafraîchit 😉



Les carrières d’Añashuayco et le canyon de Culebrillas

Si vous avez un peu plus de temps sur place, il est également possible de découvrir les environs d’Arequipa. C'est ce que nous avons fait 😉

À environ 30 minutes du centre (1h lorsque la circulation est bouchée) se trouvent les carrières d’Añashuayco, toujours en activité aujourd’hui. On peut y observer les tailleurs de pierre travailler le sillar directement dans d’immenses falaises blanches creusées par l’extraction.


Non loin de là se trouve également la Quebrada de Culebrillas, un petit canyon façonné par l’eau. Une courte promenade d’une vingtaine de minutes permet d’avancer entre des parois pouvant atteindre jusqu’à 20 mètres de hauteur. Plus on progresse dans le canyon, plus les falaises se resserrent et deviennent impressionnantes.







jeudi 7 mai 2026

Nos escales à Lima

 Première étape : Lima

Après un long trajet — 1h45 de vol depuis Marseille puis environ 12 heures depuis Madrid — nous atterrissons finalement à Lima. Étonnamment, nous sommes plutôt en forme car les vols se sont déroulés principalement de nuit et nous avons réussi à dormir correctement.

Petit tip pour ceux qui comme nous ont la carte Revolut : elle donne accès, moyennant finance, aux salons lounge des aéroports, ce qui permet de vivre les escales de manière beaucoup plus détendue et de profiter des buffets bien garnis

Comment rejoindre le centre-ville depuis l’aéroport ?

À la sortie de l’aéroport, nous montons dans la navette QuickLlama réservée à l’avance sur Internet. Avec l’expérience, on sait que les transferts depuis les aéroports peuvent vite faire exploser le budget, alors on essaie toujours de trouver les solutions les plus économiques.

Ici, le trajet nous revient à 20 soles par personne, soit environ 4 € (taux 2026), pour rejoindre notre hôtel situé dans le quartier de Miraflores, au lieu des 70 à 80 soles demandés par les taxis. Franchement, le système est simple, fiable et très pratique après un long vol.

Internet au Pérou : attention aux cartes SIM

Petit point important qui pourra clairement éviter quelques galères : depuis quelques mois, le gouvernement péruvien interdit la vente de cartes SIM physiques aux étrangers.

Heureusement, nous avons anticipé le problème en achetant une eSIM deux jours avant le départ via la plateforme Sailyworld. Tout se fait directement en ligne et l’installation est très simple. Nous avons payé 25 $ pour 10 Go d’Internet valables un mois, ce qui est largement suffisant pour utiliser GPS, Uber, WhatsApp et faire quelques recherches pendant le voyage.

Honnêtement, on recommande vraiment cette solution pour arriver sereinement.

Comment se déplacer dans Lima ?

Pour tous nos déplacements dans Lima, nous avons utilisé l’application Uber qui fonctionne extrêmement bien au Pérou. Les courses sont peu coûteuses, les chauffeurs arrivent rapidement et cela évite aussi les négociations parfois compliquées avec les taxis classiques.

C’est clairement le moyen de transport que nous avons trouvé le plus pratique et rassurant dans la capitale.

La météo à Lima en mai

Nous savions avant de partir que Lima possède une météo assez particulière à cette période de l’année. Au mois de mai, la ville est souvent recouverte d’une épaisse brume côtière appelée la garúa. Cette sorte de brouillard humide venu du Pacifique enveloppe régulièrement la capitale et laisse finalement peu de place au soleil au cours de la journée. C’est d’ailleurs pour cette raison que nos photos passent parfois d’une belle lumière ensoleillée à une ambiance beaucoup plus terne quelques heures plus tard 😄

Que faire à Lima en 24 heures ?

Comme nous n'avons passé que 2 petites journées à Lima (une au début du séjour et l'autre en fin) nous avons concentré nos visites sur le centre historique, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1988. Et honnêtement, cela nous a semblé largement suffisant.

Les quartiers traversés en taxi nous ont paru assez sales et sans grand intérêt particulier. Lima n’a pas eu le charme immédiat d’autres capitales que nous avons pu découvrir auparavant, mais son centre historique mérite malgré tout le détour.

La Plaza de Armas et le centre historique

La ville a été fondée en 1535 par Francisco Pizarro, le célèbre conquistador espagnol, dont on retrouve d’ailleurs la statue près de la Plaza de Armas.


Cette place est véritablement le cœur de Lima. On y passe pas mal de temps à observer l’animation, les bâtiments coloniaux et les imposantes façades qui l’entourent, notamment le Palacio de Gobierno, le Palacio Municipal et surtout la superbe cathédrale.







En nous perdant dans les ruelles adjacentes, nous admirons les balcons en bois et les façades colorées héritées de l’époque coloniale. Certaines rues ont un vrai charme et on aime beaucoup prendre le temps d’observer les détails.



Les basiliques à voir à Lima

La basilique San Francisco est sans doute le monument qui nous a le plus marqués ; elle apparaît donc sur de nombreuses photos. Son architecture baroque espagnole change complètement des églises européennes auxquelles nous sommes habitués. L’intérieur ne rompt pas avec cette originalité avec ses murs rouge et blanc finement sculptés et son imposant autel doré.




À quelques minutes à pied se trouve également la basilique Santo Domingo et sa jolie tour bleue qui ressort immédiatement dans le paysage.


Le Mercado Central : à faire ou pas ?

Autre ambiance au Mercado Central, situé non loin de la Plaza de Armas. Ce marché immense et un peu fou s’étend sur plusieurs étages et vend absolument tout : appareils électroniques, vêtements, fruits, légumes, nourriture pour animaux…


C’est bruyant, désordonné, vivant… et finalement assez décevant selon nous. Si vous manquez de temps à Lima, ce n’est clairement pas l’endroit que nous privilégierions.

Miraflores et le Parque del Amor

A 2 reprises, nous retournons du côté de Miraflores pour nous balader dans le Parque del Amor et profiter de la vue sur l’océan Pacifique. Lima est d’ailleurs la seule capitale d’Amérique du Sud située directement au bord de l’océan.



Au centre du parc, la célèbre sculpture El Beso attire tous les regards tandis qu’en contrebas les surfeurs enchaînent les vagues. 

Nos premières spécialités péruviennes

Le premier midi, nous nous installons dans un petit restaurant sans prétention repéré au hasard d’une rue du centre historique pour goûter nos premières spécialités péruviennes : ceviche et causa.

Et dès les premières bouchées, on comprend rapidement pourquoi la gastronomie péruvienne est aussi réputée. Les saveurs sont généreuses, très fraîches et pleines de caractère.


Le fameux Pisco Sour

Le soir, impossible de passer à côté du célèbre Pisco Sour, LE cocktail emblématique du pays.

Préparé à base de pisco — une eau-de-vie de raisin péruvienne — de jus de citron vert fraîchement pressé, de sucre, de blanc d’œuf et de quelques gouttes d’Angostura, le résultat est à la fois mousseux, acidulé et étonnamment doux.

Très facile à boire… peut-être même un peu trop 😄